Moteur Renault 1.3 TCe 140 : chaine ou courroie ?

Moteur Renault 1.3 TCe 140 : chaine ou courroie ?

Nous connaissons bien les interrogations des conducteurs concernant la fiabilité mécanique de leurs véhicules. Lorsque vous vous intéressez au moteur Renault 1.3 TCe 140, la question du système de distribution revient systématiquement. Bonne nouvelle : ce bloc moderne est équipé d’une chaîne de distribution et non d’une courroie. Cette chaîne synchronise parfaitement le vilebrequin et l’arbre à cames tout en bénéficiant d’une lubrification constante par l’huile moteur. Contrairement aux courroies classiques qui imposent un remplacement périodique coûteux, la chaîne offre une durabilité remarquable et résiste mieux aux contraintes mécaniques et thermiques. Cette caractéristique représente un avantage considérable pour votre budget d’entretien sur le long terme.

En bref :

Points essentiels Informations détaillées
Système de distribution Équipé d’une chaîne de distribution lubrifiée en permanence par l’huile moteur
Origine du moteur Développé conjointement par Renault, Nissan et Mercedes-Daimler depuis 2018
Puissance et couple Version 140 ch offrant 240 Nm de couple dès 1 600 tr/min
Technologies intégrées Injection directe à 250 bars et distribution variable électronique Dual VTC
Entretien nécessaire Aucun remplacement périodique de la chaîne, vidanges tous les 20 000 km
Modèles équipés Disponible sur Clio, Captur, Mégane, Scénic, Duster et autres véhicules

Une conception collaborative au service de la performance

Le développement du moteur 1.3 TCe résulte d’une collaboration exceptionnelle entre plusieurs constructeurs majeurs. Depuis 2018, Renault, Nissan et Mercedes-Daimler ont uni leurs expertises dans le cadre de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pour concevoir ce bloc de dernière génération. Un accord signé en 2010 entre Renault et Daimler a posé les bases de ce partenariat ambitieux. Nous trouvons particulièrement intéressant de constater que chez Mercedes, ce même moteur porte la référence M282 et équipe des modèles prestigieux comme les Classe A et Classe C. La cylindrée atteint 1 333 cm³ avec un bloc aluminium et un vilebrequin à cinq paliers. Les dimensions techniques ont été optimisées : l’alésage reste à 72,2 mm tandis que la course passe à 81,4 mm. Le taux de compression s’établit à 10,6 :1, soit une hausse significative de 0,6 par rapport aux générations précédentes.

Cette collaboration internationale garantit des standards de qualité élevés et une production répartie dans cinq usines mondiales : Valladolid en Espagne, Sunderland au Royaume-Uni, Kölleda en Allemagne, Wuhan en Chine et Pékin. En 2022, ce moteur équipait déjà plus de 40% des véhicules essence produits par Renault, avec un objectif affirmé de dépasser un million d’unités vendues annuellement. Nous apprécions cette approche collaborative qui permet de mutualiser les investissements tout en bénéficiant des technologies de pointe de chaque constructeur. D’ailleurs, si vous vous interrogez sur d’autres motorisations récentes, nous vous invitons à découvrir notre analyse sur le moteur 1.0 TCe 90 : chaîne ou courroie ? qui présente des caractéristiques similaires.

Les innovations techniques qui réduisent la consommation

Nous observons avec attention les innovations techniques intégrées dans ce bloc moteur. La culasse adopte une forme delta triangulaire qui réduit significativement la largeur et le poids global. La distribution à seize soupapes utilise des linguets à rouleaux avec des butées hydrauliques, remplaçant les poussoirs traditionnels pour diminuer les frottements internes. Le système de distribution variable Dual Variable Timing Camshaft pilote électroniquement les soupapes d’admission et d’échappement selon vos besoins de puissance. Cette technologie fait varier intelligemment le calage, la durée d’ouverture et la levée des soupapes pour optimiser les performances à chaque régime.

L’injection directe haute pression constitue une autre avancée majeure : elle atteint désormais 250 bars contre 200 bars sur l’ancien 1.2 TCe, soit une progression de 25%. Les injecteurs disposent de six trous et sont positionnés verticalement au centre pour améliorer la pulvérisation du carburant. Le revêtement spécial des cylindres par projection plasma, appelé Bore Spray Coating, améliore la conductivité thermique tout en réduisant les frictions. Cette pellicule d’acier ultra-fine, mesurant entre 0,15 et 0,2 mm d’épaisseur, permet d’économiser environ 1% de carburant. Le collecteur d’échappement partiellement intégré dans la culasse garantit un refroidissement efficace des gaz brûlés. La pompe à huile à cylindrée variable et les jupes de piston graphitées complètent ces optimisations. Ces technologies rappellent les avancées présentes sur d’autres motorisations modernes, notamment concernant comment faire durer un moteur Puretech ? où l’entretien régulier reste primordial.

Moteur Renault 1.3 TCe 140 : chaine ou courroie ?

Les différentes déclinaisons de puissance disponibles

Le moteur 1.3 TCe se décline en plusieurs versions adaptées à vos besoins. La version 140 ch qui nous intéresse particulièrement offre 240 Nm de couple dès 1 600 tr/min, soit un gain substantiel de 35 Nm par rapport à l’ancien bloc H5FT 130 ch, disponible 400 tr/min plus tôt. Les performances associées impressionnent : le 0 à 100 km/h s’effectue en 10,1 secondes pour une vitesse maximale de 195 km/h, avec des émissions de 122 g CO2/km. La version 115 ch développe 220 Nm dès 1 500 tr/min, tandis que la déclinaison 160 ch atteint 260 à 270 Nm entre 1 750 et 1 800 tr/min. Mercedes propose également une variante de 163 ch, et une version de 100 ch équipe le Kangoo 3 depuis 2021.

Ces différentes puissances permettent au moteur d’équiper de nombreux modèles sur les segments B, C et D. Chez Renault, vous le retrouvez sur la Clio, le Captur, la Mégane 4, le Scénic, la Talisman et l’Espace. Chez Dacia, il anime le Duster et la Sandero, tandis que Nissan l’utilise sur le Qashqai avec l’appellation DIG-T. Ce bloc remplace progressivement l’ancien 1.2 TCe et s’inscrit dans une stratégie de rationalisation de la gamme. Nous constatons que cette approche modulaire permet d’optimiser les coûts de production tout en offrant des performances adaptées à chaque usage.

L’entretien simplifié grâce à la chaîne de distribution

L’avantage principal de la chaîne de distribution réside dans sa durabilité exceptionnelle. Contrairement aux courroies qui nécessitent un remplacement programmé, comme expliqué dans notre article sur quand changer la courroie de distribution Peugeot 208 1.2 PureTech ?, la chaîne ne demande généralement aucun remplacement périodique. Elle bénéficie d’une lubrification permanente qui assure sa longévité. Nous recommandons toutefois de vérifier régulièrement le niveau et la qualité de votre huile moteur. Les vidanges doivent être effectuées selon les préconisations du constructeur, généralement tous les 20 000 km ou annuellement. Cette rigueur garantit le bon fonctionnement du système de distribution sur le long terme.

Restez attentif aux bruits anormaux ou vibrations qui pourraient indiquer une usure prématurée. Un cliquetis métallique au démarrage ou en accélération peut signaler un problème de tension de la chaîne nécessitant une intervention. Bien que la chaîne ne soit pas éternelle, sa vérification approfondie devient pertinente au-delà de 200 000 km. Le coût initial de production et de réparation reste plus élevé qu’une courroie, et la chaîne peut générer davantage de bruit. Néanmoins, ces inconvénients mineurs sont largement compensés par la fiabilité accrue et l’économie réalisée sur l’entretien. Nous apprécions particulièrement cette solution qui simplifie la vie des conducteurs tout en garantissant une sécurité mécanique optimale sur la durée.

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